L’objectif principal de ces cycles de conférence est de (re)voir les traces archéologiques des femmes en Valais, de la préhistoire au Moyen Âge, grâce aux dernières fouilles réalisées dans le canton et aux récentes découvertes scientifiques.
Dans ce cadre, ce premier cycle consacré à la préhistoire a été introduit par Mme Caroline Brunetti, archéologue cantonale du canton du Valais.
La première partie a été présentée par trois jeunes chercheuses : Déborah Rosselet, Julie Debard et Anaïs Deville.
En commençant par la période du Néolithique et des premières sociétés paysannes implantées en Valais, Déborah Rosselet (UNIGE) abordera les questionnements liés aux femmes par l’approche de l’alimentation. Avec la maîtrise de l’agriculture, l’élevage fait non seulement évoluer les habitudes alimentaires mais également les liens sociaux entre les individus.
Près de 3000 ans plus tard, à la fin du Premier âge du Fer, le mobilier découvert dans les tombes féminines est très riche alors que la plupart des tombes masculines ne livrent plus que quelques objets. Ce phénomène s’observe dans toute l’Europe centrale et contraste avec les habitudes funéraires des périodes précédentes. La nécropole de Don Bosco à Sion ne fait pas exception. Elle a livré un grand nombre de tombes féminines avec des parures en bronze, en or, en ambre et d’autres matières précieuses. A travers la présentation d’outils de l’anthropologie moderne, Julie Debard (InSitu archéologie) et Anaïs Deville (UNIGE) aborderont la place de ces femmes dans ces premières sociétés valaisannes.
La conférence a été clôturée par l’intervention de Mme Claudine Cohen, « La condition des femmes du Paléolithique aux premiers âges du Fer », Directrice d’études à l’école des Hautes études en Sciences sociales (EHESS), Paris

