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Viser juste, frapper fort. Iris von Roten par la traductrice Camille Logoz

Iris von Roten a écrit le manifeste féministe le plus important de Suisse, mais ce n’est que des dizaines d’années plus tard que ce texte a été redécouvert. Quel rôle peut jouer la traduction dans la revalorisation d’un texte ? Quelle est l’étendue de l’actualisation qu’elle permet ? À l’ère post-#MeToo​, la traduction de « Frauen im Laufgitter », un texte issu de la première vague, pose d’importantes questions. Si les luttes ont évolué, est-ce toujours la même lame de fond qui soulève les colères d’aujourd’hui et d’hier ?
Comment transposer la radicalité d’une pensée entre les époques et entre les langues ?
Da treffen, wo es wehtut. Iris von Roten verfasste das wichtigste feministische Manifest der Schweiz – ein Text, der erst Jahrzehnte später wertgeschätzt wurde. Welche Rolle kann eine Übersetzung in der Wiederentdeckung eines Textes spielen? Inwiefern darf ein Text durch die Übersetzung aktualisiert werden? Auch in der Post-#MeToo​-​​Ära stellt die Übersetzung von « Frauen im Laufgitter », ein Text aus der ersten feministischen Welle, noch immer wichtige Fragen. Die Kämpfe mögen sich weiterentwickelt haben, doch sind es nach wie vor die gleichen Themen, welche die Gemüter erhitzen? Wie überträgt man die Radikalität einer Schrift von einer Epoche und Sprache in die andere?
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Actualités, Médias et publications

Le film, teasers 1,2,3

BILAN D’UNE EPOPEE : 50 ans du droit de vote des femmes en Valais

A l’occasion de cet anniversaire, Via Mulieris a souhaité recueillir le témoignage de personnalités féminines qui ont marqué l’histoire et la vie politique du canton. 

La première partie du film est consacrée à l’histoire du suffrage féminin en Valais et en Suisse. Elle relate la votation de 1957 à Unterbäch et les événements qui ont suivi pour que les citoyens accordent finalement le droit de vote aux femmes en 1970. 

La deuxième partie du film dresse un bilan de l’accès des femmes aux mandats électifs. En 1971, Gabrielle Nanchen est la première Valaisanne élue au Conseil national. L’année suivante, de nombreuses femmes se présentent aux élections communales mais peu sont élues. Aujourd’hui encore, on dénombre moins de 20% de femmes élues au Grand conseil ou dans les Conseils communaux. Ce n’est qu’en 2009 que la première femme accède au Conseil d’Etat : Esther Waeber-Kalbermatten.

Le troisième volet aborde quelques thèmes sociaux qui ont fait l’objet des préoccupations des femmes au cours de ces cinquante dernières années : les questions liées à la contraception et à l’avortement, la difficile conciliation des tâches familiales et professionnelles, le congé maternité, les différences salariales entre hommes et femmes et enfin les questions liées à la violence faite aux femmes. Enfin, la parole est donnée à la jeune génération de femmes, qui expriment clairement leurs attentes et leurs besoins, dont certains thèmes ont été remis en évidence par la grève des femmes du 14 juin 2019.

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Médias et publications

Suzanne Necker, par Madline Favre

 Nous saluons la parution du livre de Madline Favre, membre Via Mulieris,  sur une femme suisse en avance sur son temps : Suzanne Necker.

Cet ouvrage illustre le projet expérimental de l’hospice de charité fondé à Paris en 1778 par Mme Necker.  Cette noble Vaudoise a ainsi pu lier la philanthropie avec les balbutiements de la santé publique au sein de cet hospice, ancêtre de l’hôpital Necker et de son service de pédiatrie renommé.

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Conférences, Evénements, Médias et publications

Vernissage et conférence

Le 15 mars 2018 s’est tenue à Sierre une manifestation pour présenter le numéro des Annales valaisannes sur L’histoire des femmes en Valais.

Une courte présentation de l’ouvrage a été suivie d’une conférence de Madame Elena Pont sur le thème : «La reconstruction du parcours professionnel de personnes paraplégiques : entre système de genre et stratégies d’émancipation».

Des exemplaires de cet ouvrage peuvent être obtenus auprès de la Présidente, Maryline Morard.

Photos de la soirée

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Colloques, Médias et publications

Femmes valaisannes: leur histoire enfin racontée

L’association Via Mulieris cherche à valoriser le rôle des femmes dans le développement du Valais. Son colloque du 29 avril réunira plusieurs historiens.

Il n’y a pas que dans le canton du Valais que l’histoire se raconte au masculin. C’est une constante, notamment dans le monde occidental. D’ailleurs, pour mettre fin à l’omerta qui recouvrait leur rôle, les historiens français Georges Duby et Michelle Perrot ont eu besoin de quatre volumes pour raconter l’Histoire des femmes en Occident de l’Antiquité au XXe siècle, (Plon, 1991), s’interrogeant, non sans ironie : « Vouées au silence de la reproduction maternelle et ménagère, dans l’ombre du domestique qui ne vaut ni d’être compté ni d’être raconté, les femmes ont-elles seulement une histoire ? »

Donc oui, les femmes ont une histoire et même mieux : elles font partie de l’histoire avec un grand « H »!

Dans le canton du Valais, elles ont joué un rôle essentiel, dans l’agriculture notamment. « De l’entre-deux-guerres jusque dans les années 1960, beaucoup d’agriculteurs alpestres sont partis travailler dans les usines ou dans le bâtiment (construction des barrages et des tunnels), relève l’historienne Elisabeth Joris. Les femmes ont alors pris le relais et se sont occupées du bétail et d’une grande partie des travaux alpestres et des champs. » Voilà pourquoi la Valaisanne Maryline Morard, issue d’une famille de paysans de montagne, a suffoqué en 2015, en découvrant que les préparatifs prévus pour le bicentenaire de l’entrée du Valais dans la Confédération ne faisaient aucun cas du rôle des femmes. Elle a donc créé l’association Via Mulieris pour y remédier et favoriser des recherches historiques sur les Valaisannes, afin de valoriser leur rôle. « Il m’a paru essentiel que ces «grandes muettes» de l’histoire soient mises en valeur : à l’instar de leurs compagnons, elles ont été partie prenante de l’ouverture de ce canton. »

Les Valaisannes ont eu d’autant plus de mérite que, de par sa configuration géographique, ce canton a été plus qu’ailleurs enclin au repli identitaire. Ce qui a permis aux partis conservateurs et à l’Eglise catholique de maintenir longtemps les femmes dans la soumission masculine et l’oppression quand elles « s’égaraient ». Le nombre de mères célibataires qui ont dû, jusque dans les années 1960, fuir le Valais pour échapper à la vindicte de leur village …

« Les femmes ont plus qu’ailleurs en Suisse romande souffert de cette attitude conservatrice », relève Maryline Morard. Une preuve ? En 1981, les Valaisans ont été les seuls Romands à rejeter le nouvel article constitutionnel visant à inscrire l’égalité en droit et en fait de l’homme et de la femme dans la charte fondamentale. Le peuple et les cantons avaient répondu «oui» à plus de 60 % quand les Valaisans, et plus précisément tous ceux du Bas-Valais, avaient rejeté cet article sur l’égalité à plus de 54 % !

Le rédacteur en chef du Nouvelliste s’était même fendu, alors, de ce commentaire : « Le bon sens a prévalu dans le Valais », s’exclamant à propos du « oui suisse » : « Maintenant on peut s’attendre à tout. A commencer par la destruction du mariage. »

Le colloque organisé par Via Mulieris entend rendre justice aux femmes du Valais.

Véronique Châtel

Source: https://www.generations-plus.ch/?q=magazine/loisirsmaison/histoire/femmes-valaisannes-leur-histoire-enfin-racont%C3%A9e

https://youtu.be/Ld2TWzL6LZA
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